Little Prince

Ecole Little Prince

Pour son premier projet international l’association à choisi de venir en aide à l’école et orphelinat "Little Prince" de Nairobi au Kenya.   

Little Prince est née en 1999, dans des baraques de fortune Puis en 2003 des bâtiments en dur sont sortis de terre pour accueillir les élèves dans des classes propres et sécurisées. Les 9 premiers élèves ont ouvert la voie à plus de 350 enfants aujourd’hui suivant les programmes scolaires couvrant le cycle primaire entier du CP au CM2.

kibera

Cet établissement crée par l’ONG ASVI est situé dans le bidonville de Kibera, le plus grand d’Afrique. Il accueille un million d’habitants, unquart de la population de Nairobi. Il s’étend sur 256 hectares et souffre d’un taux de croissance annuelle de 17%. C’est une ville dans la ville, coupée en deux par la voie ferrée.
Vous pouvez visionner sur le site " www.iwantobeapilot.com " le court-métrage de 12 minutes, sous-titré en français du réalisateur mexicain Diego Quemada Diez. Le film a été tourné dans le bidonville de Kibera et est fondé sur les témoignages de 50 orphelins de Kibera. Il suit le jeune Omondi (joué par Collins Otieno), orphelin de 12 ans, sidéen, qui rêve de devenir pilote pour s'échapper du ghetto au sein duquel on le voit exprimer ce rêve.

photo classe little princeLittle Prince, ce sont deux étages de briques grises, de tuyauteries jaunes et de fenêtres bleues, une cours propre, l’herbe coupée de frais. Une oasis de beauté dans le bidonville.

"-Quel est le plus grand besoin de l’Homme ?" se demande Porzia Esposito, coordinatrice des activités artistiques et représentante locale d'Ennéa World. Ni la nourriture, ni les vêtements mais le beau. "-Nous voulons qu’il se voit même au milieu des cabanes". Et les enfants s’en rendent compte. Dans une société de femmes célibataires et de familles décousues, où l’unique passe-temps est de jouer au milieu des ordures et des carcasses d’animaux, ces enfants ont trouvé un lieu où passer du temps.

"-Un jour, un enfant nous a dit : "ici, c’est ma maison." Peut-être habitait-il à l’autre bout du bidonville et devait-il se lever à cinq heures du matin, mais il voulait venir ici"

Inutile de se demander pourquoi certains élèves arrivent une heure et etude little princedemie avant les cours et ne veulent pas rentrer chez eux à la fin de l’après-midi. C’est un endroit magique, une petite île de lumière et de promesse dans un océan de désespoir.

Ce sont des enfants difficiles qui ont grandi dans la violence. Dans un bidonville sans égout où chacun essaye de survivre avec moins d’un euro par jour. “-Beaucoup de font pas leurs devoirs, perdent leurs livres ou les revendent pour manger” nous raconte le directeur Anthony Maina, à la tête de douze enseignants. “- On s’attendrait à ce qu’ils amènent cette violence en classe, et bien pas du tout. Même les gens du quartier n’ont jamais levé un doigt sur "Little prince". Pendant les émeutes entre ethnies qui ont suivi la dernière élection celles-ci se sont alliées pour défendre l’école. Ils voient ce que nous faisons et nous respectent." Aujourd’hui, même les parents, captivés par ce que leur racontent leurs enfants, ont demandé la création d’une classe spéciale pour apprendre à lire et à écrire.